La technique Hau Quyen
Les techniques de projection et les clefs constituent la
particularité du style Hau Quyen mais il ne s’agit pas uniquement d’un
style inspiré des qualités d’un animal tel que le singe comme nous
l’avons vu précédemment.
Avant de commencer à pratiquer ces techniques, il faut connaître les
bases traditionnelles communes à tous les styles vietnamiens, c’est à
dire les positions, les blocages et frappes avec les poings et les pieds, les chutes… En effet, notre style comprend trois distances ;
la distance lointaine (utilisation des pieds), la distance moyenne
(utilisation des poings et des coudes) et la distance courte
(utilisation des projections, des clefs et des immobilisations). C’est
à travers l’extrapolation des Quyens (huit Quyens Hau qui ne forment
qu’un seul) que nous travaillons les projections comme « acte final ».
Le but est de déséquilibrer ou casser l’équilibre du partenaire avant
ou pendant la projection, d’où l’importance des positions, des
déplacements, de la sensation, du timing et d’un mental vigilant.
« Vous devez être capable de projeter au sol un adversaire avec deux
doigts, sans agressivité », disait Maître Tran Van Ut. Au terme d’un
long apprentissage, vous pouvez vous « battre sans combattre » (sans
coup porté ni contact) d’où l’utilité de la technique respiratoire en
posture Tien tan (la méditation) qui est pratiquée au début et à la fin de chaque entraînement pour favoriser la concentration et la vigilance du mental.
Les armes sont très peu utilisés dans notre style car les
Maîtres-Moines bouddhistes avaient comme principe la non-violence et le
respect de toute vie.
Au sein de notre club du Lotus, l’apprentissage des armes (bâton
long, couteau) fait parti du programme et cela pour deux raisons. La
première est qu’il est nécessaire de savoir se servir d’une de ses
armes pour pouvoir par la suite savoir s’en défendre. La deuxième
raison est d’ordre fédéral car pour passer la ceinture noire, les hauts
gradés doivent connaître des enchaînements avec des armes.
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